ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE / COMMENT FONCTIONNE NOTRE CERVEAU POUR UN " CHOIX" ?

Publié le par patriarche du web- 85 ans -

NOUS SOMMES PROGRAMMÉS POUR " CHOISIR" ET NOUS CHOISISSONS DES MILLIERS DE FOIS EN UNE SEULE JOURNÉE.. des choix minuscules le plus souvent forgés par l'habitude,le réflexe,quasiment instinctifs,mais nous "optons", parmi une série de possibles , donc  nous choisissons et choisir c'est éliminer -  avec deux branches - éiminer par r la raison / éliminer par l'intuition .Notre cerveau bascule d 'un  monde  à l'autre entre Raison/ et Émotion.

 Et le fonctionnement de notre libre arbitre ,n'est pas corrélé,à la gravité du sujet : certains investiront davantage de temps pour l'achat d'une voiture,d'un bien immobilier,d'une voyage,d'une visite médicale -   que pour une élection présidentielle !..

Cependant qu'une " proportion importante d'électeurs"a dépassé le sujet, -son choix est fait - estimation de 40 °/°proposée par quelques experts. plus encore pour d'autres.

 ABSTENTION ET  REFUS : Reste le refus de tout choix. Refus qu'on peut déplorer,mais parfaitement cohérent dans une démocratie,au même titre que les "extrêmes" - d'ailleurs ce dernier terme n'est nullement approprié,d'autant qu'il jette l'anathème sur des citoyens, libres de choisir en démocratie le parti de leur choix - sauf législation contraire,ce qui n'est pas le cas ..Idem pour ceux qui s'abstiennent puisque ce vote " au sommet", en France échappe à toute obligation de droit pour les citoyens ,nous ne sommes pas dans "l'obligation citoyenne du vote ", qui existe dans certains pays.

 

LA DÉPENDANCE QU'IMPLIQUE L'APPARTENANCE À UN PARTI ET A SA DIRECTION MÊME  :  L'IMPRÉVISIBLE QUI S'INVITE AU DÉBAT !

NIcolas Sarkozy et François Hollande peuvent compter sur cette réalité qui oriente le choix - le Parti - mais qui laisse cependant  passer entre ses mailles une émergence individuelle par effet du sort ,hasard des derniers instants - revirement,événement imprévisible avec effet cumulatif média/medium de la Télé . Avec sanction en temps réel.

Ainsi la candidate Ségolène Royal qui perdra en quelques secondes..probablement un nombre considérable d'électeurs  pourtant acquis au début de l'émission..Mais quelque chose a émergé face à  l'argumentation, et à l'expérience plus rassurante du candidat opposé..Notre cerveau est un système ouvert, complexe,en éveil, apte à saisir l'irruption du neuf et à basculer dans l'improvisation.

TOUT DÉBAT EST UN RISQUE !

Le phénomène de " choix"  est constitué de connections à notre cerveau et délégué par des modules de plus en plus petits. D'où la micro-sensibilité face à l'effet "de loupe à fort grossissement" de la Télévision  " gros oeil" et audience particulièrement sensible "à la magistrature du verbe"  -

D'ou un risque : Elle peut répudier le choix initial en une nano-seconde- une parole,une gestuelle..l'impact est en temps réel, immédiat et capable de renverser la donne.

 

LE CAS HOLLANDE : UNE AUTRE STRATÉGIE..


En admettant l'hypothèse duelle SARKOZY/HOLLANDE ,le sortant en titre devra jouer sur un clavier fort différent .

Schéma d'expression et d'organisation tout autre  que celui qu'il a efficacement fait valoir lors de son dernier match joué et perdu à l'émotion pour Ségolène Royal.

Il faut bien le dire, malgré toute notre sympathie masculine pour cette belle femme.--- des failles sont apparues : son manque de vitesse, d'expérience , d'humour ,une candidate trop raide,,bousculée dans ses notes et y ajoutant en prime  , (hélas pour ses partisans,)  " sa forte colère personnelle." OUI JE SUIS TRÈS EN COLÈRE  " !!.....Faute magistrale ,relevée dérechef par l'impavide candidat qui a enfoncé le clou.. : Un Président en exercice doit faire preuve de maîtrise et ravaler son ire...  Pertinent et bien ajusté.Machiavel n'aurait pas dit mieux.

 

HOLLANDE .UN CHALLENGER AUX MULTIPLES FACETTES..

Vitesse,humour cinglant,et provocateur,passant du chaud au froid , cassant le rythme des échanges,présence télégénique immédiate,pétillement, riposte sur le fond,intelligence non contestée maîtrise,imagination. Adversaire redoutable.

Et dépourvu de " menace" - Pour notre cerveau ce point est décisif car l'hostilité est pénalisée par notre cerveau comme une faute d'orgueil et/ou - un manque d'empathie pouvant nuire gravement à la fonction Présidentielle .

 

 HOLLANDE a rassemblé son Parti,obtenu le concours de trois millions d'électeurs,le tout sans même donner l'impression de s'être engagé "réellement "- au point de passer pour un "mou"  Voire un homme "de droite" ! 

.Le comble pour qui connaît  son  cursus, son caractère pugnace,son intelligence,sa capacité, son expérience de leader face à un Parti riche en personnalités aptes au Pouvoir.

  L'Homme  HOLLANDE  semble totalement maître de sa stratégie - surtout face aux sensibilités inquiètes dans son propre camp, -  où on le poussait à l'action vive..voire à l'urgence  d'exister face aux exigences de la situation !....

Alors que, à ce jour, face à lui, le Président Sarkozy  n'est toujours pas candidat officiel .Non déclaré..Ce qui commence à surprendre notre cerveau qui perçoit un certain antagonisme de fait. Une ambiguité que son Parti tente de gommer.Mais notre lobe frontal n'est pas dupe.


LE CANDIDAT NON CANDIDAT MAIS ASSURÉMENT CANDIDAT


..Qui est aux commandes ? Le Président. C'est un avantage certes,mais  c'est aussi une position  dépendante et dont le calcul indispose le cerveau humain structuré de manière à intervenir  pour clarifier la donne. SARKOZY n' est, en fait, que le "candidat" dont rien ne permet d'affirme qu'il sera le futur " Président". Telle est la vraie situation qui s'offre à nos yeux..

 Hors,ici c'est l'attente. L'attente d'un Président-qui persiste,à la fois, dans le silence sur sa déclaration,tout en agissant et menant campagnes  télévisées qui ne trompent pas notre Cerveau - car il  est évident que " le Président SARKOZY est candidat à sa propre succession ".Toute la France est au courant ! 

  Cet antagonisme entre silence et action de propagande engendre une certaine irritation de nos neurones.,comme une sorte de tromperie sur la nature réelle du produit.

 

 Et, c'est  très logiquement qu'à présent SARKOZY  reçoit les balles et  hésite entre le fond du court et le filet !  On le voit, on le sent ,dans les maladresses  de la garde rapprochée,trop ardente à défendre son Chef  dont la cause serait menacée par le challenger HOLLANDE !

.Quand le leader-maximo est en cause ,déléguer sa défense , -pour notre cerveau * c'est le signe qu'un processus nous     échappe ... quelque part une maille a sauté..un  vide ?

Du coup HOLLANDE s'engouffre . Il a saisit la faille : on ne peut à la fois être Président  et  demeurer passif ,en "attente  d'un retour de la donne, alors que les cartes ont changé !

  A présent où est le vif ?   Du côté du challenger car,en face, le grignotage n'est plus une stratégie -  Désormais il faut changer.Acter. D'ailleurs ,depuis peu ,le ton monte  un précipité s'enflamme, ! Enfin ! on va pouvoir  anticiper sur l'événement  qui se  forme ,là ,sous nos yeux, et " voir au-delà du réel  perçu " Enfin nos neurones vont vibrer  et nos synapses anticiper..

 

NOTRE CERVEAU FONCTIONNE PAR ANTICIPATION


 Avec le lancement de la campagne qui piétinait, pour notre cerveau, nous voici,nous, humains,capables "de voir au-delà du réel perçu." Car c'est ainsi que notre cerveau fonctionne .

Voir au-delà du présent,deviner pour  mieux s'adapter et CHOISIR.

 Et c 'est ce qui permet 'in fine" le jeu de notre libre arbitre et nous donne le sentiment d'exister - au-delà du voyeurisme !

 

                                                               -oOo-

 


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Publié dans politique

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